Le Coton

Le coton est

le troisième utilisateur d'eau d'irrigation de la planète

Le Coton
utilise 50% de
la production 

mondiale

en pesticide

1,5 millions
de cultivateurs
sont victimes, chaque année, d’intoxications aux pesticides

Le coton, joli et doux, n'a pas les vertus du chanvre. Sa culture nécessite beaucoup d’eau, très exigeante en éléments nutritifs, elle épuise les sols, ce qui conduit à utiliser de grandes quantités d’engrais chimiques. C’est une des cultures les plus traitées en pesticides et fongicides pour lutter contre les maladies et les insectes. Il en résulte des risques de pollutions de l’eau, en particulier des nappes phréatiques. L'industrie cotonnière porte atteinte à l’environnement lors des traitements d’ennoblissement : du coton-fibre au tee-shirt, diverses opérations sont nécessaires, utilisant des produits chimiques.  Source

La culture du coton

La fleur de coton, cultivée pendant des siècles sans aucun apport chimique utilise, depuis l'ère de l'agriculture industrielle, de grosses quantités de pesticides. Les semences traditionnelles sont remplacées par des semences OGM (notamment aux USA et en Inde) qui requièrent l’utilisation du pesticide “round-up”, réputé pour être hautement toxique et très persistant dans l’environnement.

Un autre aspect préoccupant de la culture du coton, est celui de l’irrigation. Le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète, après le riz et le blé, avant le maïs et les fruits et légumes. Pourtant, l’eau est une ressource de plus en plus rare tout en étant essentielle à la production alimentaire de très nombreux pays.

La Mer d'Aral: un désastre écologique causé par la culture intensive du coton

La culture du coton est un désastre environnemental, social et sanitaire, mettant à mal l’écosystème là où il est produit.
La Mer d’Aral est un exemple emblématique de l’impact des activités de l’homme sur son environnement. Le détournement des cours d’eau pour augmenter la production de coton a entraîné des conséquences désastreuses sur le climat, la faune, la flore, ainsi que des conséquences économiques, sociales et sanitaires qui ont bouleversé la vie des hommes.

Quantité d’eau nécessaire aux cultures

Pour produire les cultures suivantes, il faut :

  • 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;

  • 346 litres d’eau pour 1 kg de banane ;

  • 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;

  • 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;

  • 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre ;

  • 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;

  • 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;

  • 1600 litres d’eau pour 1 kg de riz pluvial ;

  • 5000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;

  • 5263 litres d’eau pour 1 kg de coton.

 

Le WWF a publié en 2012 un rapport très complet et détaillé sur "l'empreinte de l'eau en France.

Du coton génétiquement modifié

Depuis plusieurs années, les pays cultivateurs ont vu apparaitre le coton transgénique. Vendu pour avoir un meilleur rendement et une meilleur résistance aux pesticides, il est en vérité une catastrophe pour l'environnement, mais aussi pour l'homme! Tolérant aux herbicides comme le round-up, son rendement n'est pas si intéressant et impacte l'environnement. Plus de 20% du coton mondial est transgénique. Le coton Bt est le principal coton transgénique commercialisé.

 

Le premier coton transgénique fut commercialisé en 1994 aux Etats-Unis. Huit pays autorisent les cultures commerciales: l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Australie, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, l’Indonésie et le Mexique. De multiples questions entourent les cultures OGM: pollutions importantes et rémanentes de la terre, des rivières et des nappes phréatiques au glyphosate, brevetage des semences par quelques multinationales, appauvrissement des sols et résistance des insectes invasifs.
La biodiversité est terriblement impactée par l'usage sans limites des pesticides: les abeilles disparaissent, tout comme les oiseaux… La santé de tous les êtres vivants, par voie de conséquence, est mise en danger. Les études attestant de la dangerosité de cette technologie ne manquent pas. Les plantes génétiquement modifiées mettent aussi en péril l'existence des plantes semblables de variétés sauvages ou non.

Le coton OGM en Inde

L'émission « Reporters » sur France 24 est partie dans le cœur agricole de l’Inde. « OGM : la fin du rêve Monsanto en Inde ? » fait état de la difficulté que rencontrent les petits paysans qui cultivent le coton OGM.
L’état du Maharashtra est depuis dix ans le laboratoire de Monsanto en Inde. Au moment de la récolte du coton, les champs brillent de fleurs blanches, les usines croulent sous une neige de coton. Mais derrière cette abondance, nous avons été frappés par le désespoir des paysans. Surendettés par l’achat d'engrais et de pesticides, certains ne voient d’autre issue que le suicide. Ces dernières années, plus de 10 000 paysans ont mis fin à leur vie, en général en avalant les pesticides qui devaient les sortir de la misère.

Please reload

Vidéo

Avec son film et son livre « Le Monde selon Monsanto »,

la journaliste-réalisatrice Marie-Monique Robin a révélé au grand public les OGM. Un film incontournable.