Kanabag :  une fabrication locale

 

5,3 millions de demandeurs d'emploi toutes catégories confondues en France métropolitaine
(chiffre officiel, avril 2015)

En France, l'industrie textile employait 1 million de personnes autrefois, contre
30 000 aujourd'hui

Consommer français génère 3 à 5 fois plus d'emplois en France que consommer des produits importés

Kanabag souhaite que sa fabrication soit réalisée dans le pays où les sacs sont vendus.
Relocaliser l'économie est une nécessité pour plusieurs raisons: les pays occidentaux ont délocalisé leurs industries et le nombre de personnes sans emplois ne cessent de croitre. Kanabag souhaite que ses sacs répondent aux critères environnementaux et sociaux: respect et protection de la Nature, de sa faune et de sa flore et des humains sur les plans social et sanitaire. Il est grand temps de prendre soin de tous comme de nous-mêmes et de notre bien commun, la Terre.

Fabriquer en France, c'est créer du travail dans un pays où 9 millions de personnes ont besoin d'emploi. C'est aussi lutter contre l'impact des déplacements émetteurs de Co2, en réduisant les distances d'approvisionnement et les circuits de distribution.

« L’économie, c’est pas compliqué.

Il faut que les gens qui travaillent, mangent et consomment ce qu’ils produisent ». 

Bernard Maris, économiste,

assassiné le 7 janvier 2015 dans les bureaux du magazine "Charlie Hebdo" à Paris.

L'emploi

État des lieux de l'industrie du textile en France

Le secteur du textile-habillement est le plus emblématique du phénomène de délocalisation de l’industrie manufacturière des biens de consommation. Cette activité employait autrefois 1 million de personnes, mais aujourd’hui, ne subsistent  en France, que 3 000 couturiéres chez les façonniers de l’habillement et 30 000 ouvriers chez les fabricants de textile. Avant 5 ans, la filliére francaise aura disparu
Le Service des études et des statistiques industrielles (Sessi) de l'INSEE publiait une étude en 2008 sur les implantations à l’étranger des entreprises industrielles françaises: "
Les délocalisations ont particulièrement concerné la filière de l’habillement lors de la période 2003-2005 : 17 % des entreprises du secteur de l’habillement et du cuir et 15 % de celles du secteur textile (voir graphique ci-dessous). Elles s’inscrivent dans un mouvement de déclin de la filière depuis les années soixante-dix. La production, fortement utilisatrice de main-d’œuvre peu qualifiée, s’est largement déplacée vers les pays à bas salaires, laissant en France des activités immatérielles de création, marketing ou négoce."

Délocalisations et concurrence des pays émergents : mesurer l'effet sur l'emploi en France

"De 1980 à 2002, l’industrie française a perdu 1 450 000 emplois. La croissance des importations en provenance des pays émergents dans les secteurs ayant perdu le plus d’emplois suggère que les délocalisations et le commerce avec ces pays pourraient en être responsables.
Quatre secteurs industriels répondent à ces critères entre 1978 et 2002 : le cuir/habillement, le textile, l’équipement des ménages, les équipements électriques et électroniques."

Depuis la  délocalisation des entreprises n'a cessé de s'accentuer et dans le même temps la population a augmenté, passant de 55 millions de personnes en 1980 à 60 millions en 2000. Ces deux facteurs ont contribué à l'augmentation régulière du nombre de demandeurs d'emploi.
Selon l'INSEE, le taux de chômage est passé de 3,3% en 1975 à 9,8% en 2013.

L'Insee a publié un dossier intitulé « Trente ans de vie économique et sociale », qui passe au crible les bouleversements majeurs de la société française.

Le bilan 2014 de l'INSEE confirme des chiffres semblables: en France métropolitaine, le chômage concerne 9,9 % des actifs en moyenne, Plus fréquent chez les jeunes, le chômage est de plus longue durée pour les seniors. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont les plus concernés par le chômage de longue durée.

 

Le chômage tue

"Le chiffre fait froid dans le dos : « le chômage tuerait "entre 10 et 20 000 personnes par an », soit au moins cinq fois plus que les accidents de la route. C'est l'estimation de Pierre Meneton, chercheur en santé publique à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), auteur d'une étude sur la santé des chômeurs, dont les résultats ont été publiés en décembre dans la revue « International Archives of Occupational and Environmental Health ». Menée entre 1995 et 2007 auprès de 6000 hommes et femmes âgés de 35 à 64 ans, cette étude met en avant une "surmortalité très importante" des chômeurs, presque trois fois supérieure à celle des autres catégories de la population."
Comment ne pas sombrer lorsque l'on se retrouve sans emploi dans un contexte où la pauvreté s'installe dans les pays dits "riches"?

Le Secours populaire français dresse un constat bien sombre que en publiant, le 8 septembre 2015, son baromètre sur la perception de la pauvreté en France: « Un raz de marée de la misère. »
"Après une poussée particulièrement forte entre 2007 et 2009, la misère continue de progresser en France : 35 % déclarent avoir effectivement vécu dans la pauvreté. Deux Français sur trois ont un proche qui est touché et, pour 31 % des sondés, cela frappe des membres de leur famille. Et ceci quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle. Une pauvreté dont les personnes évaluent le seuil à 1 054 euros mensuels – très proche du smic (1 135 euros) –, le plancher retenu par l’Insee étant de 987 euros.La crise dure maintenant depuis huit ans et ses effets se font plus durement et plus durablement sentir.

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Le made in France

Le coût du made in ailleurs: Drame du Rana Plaza

En avril 2013, un immeuble de Dacca, la capitale du Bangladesh, s’effondre en faisant plus d’un millier de victimes, tous travailleurs du textile. Parmi les clients de ces ateliers insalubres se trouvent des géants français tels que Carrefour, Auchan ou Camaïeu.
Ce drame, qui a fait 1 138 morts et plus de 2 000 blessés, avait provoqué de vives réactions dans la société civile, poussant de nombreux citoyens et associations à demander à ce que les grandes entreprises se fournissant dans des usines insalubres, où les employés, majoritairement de très jeunes femmes travaillent dans des conditions souvent proches de l’esclavage, aient des comptes à rendre en cas d’accident. Un fonds d’indemnisation a été mis en place pour les victimes… sauf que de nombreuses entreprises refusent de verser le moindre centime.
En 2013, s’appuyant sur plusieurs textes internationaux, plusieurs groupes parlementaires français déposent des propositions de lois afin de « reconnaître à toute société un devoir de vigilance » , c’est-à-dire rendre « responsables les maisons-mères vis-à-vis des agissements de leurs filiales à l’étranger lorsqu’ils provoquent des dommages environnementaux et sanitaires. »

Tous ces textes resteront malheureusement dans les tiroirs.

Entre-temps, en juillet 2014, une proposition de loi fixe un objectif de « responsabilité sociétale » des entreprises et évoque des « procédures de gestion des risques »… mais reste, elle aussi, au stade de la déclaration de principe sur pression du Medef et de l’Afep (Association française des entreprises privées).

Le made in France trop cher?

La grande délocalisation des entreprises s'explique par la recherche des diminitions des coûts de fabrications pour vendre le moins cher possible et en grande quantité et engendrer ainsi le maximum de profits. Difficile de ne pas suivre ce modèle économique séduisant pour beaucoup de gens, bien qu'il pousse à une consommation débridée ayant comme conséquence, la destruction de l'environnement et de l'humain.
Des salaires attractifs : 150$ par mois en Inde, et au sein même de l'Union européenne,
un smic qui oscille entre 184 euros brut par mois en Bulgarie et 1922 euros au Luxembourg, des conditions de travail et de fabrication plus souples et l'ouverture totale du commerce mondial font faire des milliers de kimomètres à toutes sortes de marchandises qui traversent par air, terre ou mer, la planète. Ce système va à l'encontre de ce qu'il faudrait faire pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Or, il semble que tous les signaux sont au rouge: épisodes climatiques de plus en plus fréquents et violents, des régions qui deviennent arides au point de provoquer des famines et des mouvements de populations, … Faut-il attendre des actions des rassemblements des dirigeants au Sommet de la Terre depuis 1992  pour voir changer les choses?

Le temps presse! Déjà le GIEC parle d'un réchauffement de + 3° à l'horizon 2050, ce qui engendrerait bien des problèmes… Mais sans doute que d'ici-là le pétrole viendra à manquer cruellement… provoquant le chaos.
Sortir du plastique, de cette société "kleeneks", produire localement les biens que nous consommons, créer des emplois, sont des alternatives en adéquations avec
les enjeux actuels.

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L'ess: économie sociale et solidaire

L'Économie Sociale et Solidaire (ESS)

Les crises que nous traversons rendent nécessaire et urgent de sortir d’un modèle dominé par le pouvoir financier pour donner toute sa place aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Les crises ont montré l’insoutenabilité d’une économie qui exacerbe les intérêts particuliers et pousse à une concurrence sans limite entre les individus, les entreprises, les territoires et les Etats. Face à la tentation du chacun pour soi et de la montée des égoïsmes, la coopération et la mutualisation deviennent les impératifs d’une économie plus juste, plus solidaire, plus innovante et plus stable à la fois.
Dans ce contexte, les initiatives de coopération se multiplient ; souvent initiées par les organisations et réseaux de l’ESS, elles témoignent de ses valeurs et répondent à ses enjeux :    

•    Marquer la dimension sociale et le souci de solidarité dans tout projet économique,    

•    S’ouvrir sur le développement local et particulièrement sur les territoires les plus fragiles,    

•    Veiller à la satisfaction des besoins collectifs et des services aux personnes mal satisfaits par le marché,  

•    Créer des emplois nouveaux liés à ces besoins et former, accompagner dans leur aptitude sociale et professionnelle ceux qui sont appelés à les exercer.

Kanabag s'inscrit dans ce processus avec un produit fabriqué en France par des personnes en situation de précarité professionnelle ou travaillant dans des Établissement d'Aide et Service par le Travail (ESAT).

Kanabag made in ESAT

Les ESAT sont des établissements d'aide et de services par le travail qui permettent à des personnes en situation de  handicap (atteint de déficience intellectuelle avec troubles associés ou de handicap psychique)  d’accéder au travail dans un environnement protégé et adapté, encadré par une équipe spécialisée et pluridisciplinaire.
Tremplin pour une insertion sociale et professionnelle, l’ESAT met en exergue les compétences et savoir-faire de chaque individu, et les valorise à travers le travail. Il s’agit d’un moyen efficace de se sentir compétent, d’obtenir la reconnaissance sociale et de profiter d’une autonomie financière.

 

Certains établissements ont développé des ateliers de couture. Kanabag souhaite faire appel à eux pour y fabriquer les sacs.
 

L'ESAT est une institution sociale et médico-sociale, financée par l'Etat, et non une entreprise. A ce titre, les travailleurs handicapés ne peuvent être assimilés à des salariés de droit commun, soumis au code du travail ; en effet, ils sont avant tous les usagers d'une structure sociale et médico-sociale.
Pour en savoir plus sur les ESAT, le réseau GESAT propose une plateforme internet avec informations et base de données pour favoriser les échanges et mutualiser les pratiques du secteur afin de faciliter la construction d'offres correspondant aux attentes des acteurs économiques dans le respect des missions médico-sociales et sociales des ESAT et EA*. Les 2000 établissements rassemblant 140 000 travailleurs handicapés dans 1400 ESAT et 600 EA sont référencés.

 

* EA: entreprises d'utilité sociale, ayant une obligation d'employer 80 % de travailleurs handicapés.
http://www.reseau-gesat.com/

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Vidéos

The true cost nous emmène de l'autre côté du miroir, là où sont fabriqués les habits achetés par des millions d'Occidentaux.  Un excellent documentaire qui donne à réfléchir.  http://truecostmovie.com

L'Économie sociale et solidaire  (ESS): qu'est-ce que c'est?
Petite explication en animation.